Élections européennes 2024 : les réponses d’Europe Écologie Les Verts

Bonjour Madame, 

Je reviens vers vous suite à l’envoi de votre manifeste dédié aux élections européennes. Nous avons lu attentivement vos 48 propositions et pouvons vous assurer que nous sommes parfaitement alignés avec ces dernières. Nous vous invitons d’ailleurs à prendre connaissance de la synthèse de notre programme, intitulé « Pour un Etat-providence écologique européen » afin de porter l’ambition d’une Europe qui prenne soin de chacune et chacun face aux vulnérabilités sociales et environnementales.

Plus précisément, vos propositions font écho à l’ensemble du programme des Ecologistes pour les élections européennes. En effet : 

  • Europe de la santé : nous voulons faire de la santé la nouvelle boussole des politiques publiques. Nous proposons donc garantir un droit universel et effectif à la santé en assurant le bon financement des systèmes de santé européens, en assurant notre souveraineté en matière de productions de médicaments et en luttant contre l’ingérence des lobbies de l’industrie pharmaceutique. Nous proposons ainsi de mettre en place un service public européen du médicament afin de produire en Europe les médicaments essentiels pour assurer la souveraineté pharmaceutique de l’Europe. Enfin, nous voulons lutter contre la superposition des pollutions et substances toxiques (pollutions de l’air, toxicité de l’eau et des sols, expositions aux produits chimiques, …) afin de stopper la catastrophe sanitaire majeure issue de l’émergence des maladies d’origine environnementale (clusters de cancers pédiatriques, clusters de travailleurs exposés aux produits chimiques, …). Vous trouvez toutes nos propositions sur le focus thématique santé du site internet, et bien entendu dans le programme complet (Axe Justice Sociale). 
     
  • Transitions énergétiques et environnementales : en tant qu’Ecologistes, nous portons l’ambition d’un Europe de la bifurcation écologique, en passant d’un Pacte Vert normative à un Pacte Vert d’investissements pour accompagner les filières professionnelles dans l’adaptation au nouveau régime climatique. Nous soutenons la sortie des énergies fossiles au plus vite pour atteindre un mix énergique 100% renouvelables dès 2040. Nos mesures phares en la matière sont : la reprise en main des entreprises pétro-gazières européennes qui ralentissent l’action pour le climat à travers un Fonds de souveraineté écologique européen, un nouveau pacte agricole pour soutenir la bifurcation vers l’agro-écologie des agriculteurs et une relocalisation des intrants de la transition énergétiques (panneaux solaires, turbines d’éolienne) en Europe, permise par un protectionnisme vert. Vous pouvez retrouver toutes nos propositions au sein de la partie climat, agriculture et économie/industrie du programme. 
     
  • Imaginer le futur de l’Europe : nous défendons une Europe plus fédérale, en sortant de l’unanimité au conseil afin de pourvoir agir au niveau européen sur les grands enjeux où l’Europe est le bon échelon : la lutte contre le changement climatique et la répartition juste des richesses notamment. La réforme du fonctionnement de l’UE est rendue d’autant plus nécessaire qu’elle doit être prête à accueillir de nouveaux États membres notamment avec l’abandon du droit de véto au Conseil pour éviter les blocages institutionnels ou encore la règle d’un Commissaire par État membre. Il faut donc adapter nos règles de fonctionnement. L’UE doit également continuer de garantir les droits acquis des citoyen·ne·s, comme la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen, dont la Roumanie et la Bulgarie doivent enfin faire partie. Nous voulons donc une Europe unie qui s’appuie sur un fonctionnement démocratique à l’échelle continentale pour poursuivre son projet de paix et répondre aux attentes des citoyen·ne·s. Nous voulons une Europe qui accueille des pays qui ont souffert ou souffrent encore de la guerre en proposant un processus d’adhésion respectueux et réaliste. Vous pouvez retrouver l’ensemble de notre positionnement dans la partie International du programme.
     
  • Politique commerciale et de concurrence de l’UE : nous voulons sortir du logiciel des accords de libre-échange qui se négocie au détriment de notre agriculture. Nous voulons passer au juste échange avec les pays tiers, afin d’arrêter de piller leurs ressources. En matière de concurrence, nous souhaitons sortir du dogme d’une concurrence pure et parfaite afin de soutenir les entreprises européennes qui s’engagent dans la bifurcation écologique de leurs modèles d’affaire et qui pourvoient des emplois dignes, respectueux des droits humains et porteurs de sens pour chacun et chacune. Nous proposons ainsi un Buy European and Green Act, afin de définir de critères environnementaux à la commande publique européenne, et une TVA verte et circulaire afin de faire baisser le prix des produits et services qui sont bons pour la planète et bons pour la santé.  Vous pouvez retrouver l’ensemble de notre positionnement dans la partie Economie du programme. 
     
  • Responsabilité des multinationales : les Ecologistes se sont battus pour voir adopter la directive sur le devoir de vigilance. Nous proposons de poursuivre ce travail en élargissant le périmètre d’application aux acteurs financiers et bancaires dont l’action doit être beaucoup plus encadrée, notamment à l’aune des impacts environnementaux et des droits humains. Nous voulons également garantir la transparence de l’information écologique et sociale des entreprises en assurant un suivi rigoureux des obligations de reporting extra-financiers, en particulier des plans de transition climatique des entreprises (avec une attention particulière sur la comparabilité des scores de performance et la robustesse des méthodologies utilisées pour évaluer l’alignement des stratégies entrepreneuriales avec l’Accord de Paris) et en accompagnant les PME dans cet exercice en mobilisant tant les financeurs que les expertises. Toutes nos propositions sont à retrouver partie Economie du programme. 
     
  • Renforcer la démocratie au travail : nous savons qu’il n’y aura pas de bifurcation écologique sans les travailleurs, car on ne change pas l’économie sans changer les conditions de travail et le partage du pouvoir au sein des organisations. C’est pour cela que nous portons la proposition d’un pacte pour l’emploi dans la transition, afin d’engager l’Union européenne vers une convergence vers le haut des salaires et une réduction du temps de travail pour tendre vers la semaine de 32 heures et de 4 jours, de garantir une assurance salariale et un droit au chômage de tous·tes les travaillleur·se·s européen·ne·s pour sécuriser les trajectoire professionnelles et de renforcer les droits syndicaux et la représentation des travailleurs dans les instances de gouvernance des entreprises, particulièrement pour renforcer la place de ces dernières dans les stratégies de transition environnementale. Toutes nos propositions pour accompagner les mutations du travail et renforcer lutter contre la répression syndicale sont disponible dans la partie Justice sociale et Mutation du travail. 

Nous nous tenons à votre disposition pour tout complément d’information. 

Cordialement,

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